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Après Françoise Bézu, ancien médecin du port de Dunkerque, l'APDA - CGT vient d'obtenir la mise en examen de deux anciens directeurs.
Pour les victimes de l'amiante, les bonnes nouvelles sont tellement rares qu'elles se savourent à leur juste valeur. Il y a un an, quasiment jour pour jour, l'APDA (Association portuaire des victimes de l'amiante) obtenait la mise en examen d'un ancien médecin du port, Françoise Bézu.
Un travail de longue haleine, mené depuis dix ans, tout juste récompensé d'une autre avancée majeure : sous la férule de Marie-Odile Bertella- Geoffroy, juge d'instruction du pôle de santé publique de Paris, deux directeurs du port de Dunkerque viennent à leur tour d'être attrapés par la patrouille : Messieurs Dumesnil et Pechere, à leur tour mis en examen (et donc toujours présumés innocents) pour homicide involontaire ayant entraîné la mort de quinze dockers.
Le pôle de santé publique, motivé à l'idée de faire toute la lumière sur ce scandale de l'amiante, continue donc son travail de sape entamé il y a plus d'un an maintenant : « Seul le pôle santé est en mesure de traiter des affaires de l'amiante comme en a décidé le Garde des sceaux. Marie-Odile Bertella-Geffroy est une juge obstinée, très motivée et accrocheuse qui ne se laisse pas impressionner », confiait ainsi, Michel Ledoux, avocat spécialisé de la problématique amiante.
Marcel Suszwalak, président de l'APDA, est de son côté satisfait de constater les nouveaux effets d'une plainte déposée conjointement par 15 veuves de dockers, son association constituée partie civile et lui-même en son nom propre.
L'Association portuaire des victimes de l'amiante semble avoir trouvé une bonne parade à l'enlisement de ces dossiers tous plus longs les uns que les autres. Plus que la quantité, elle a décidé de cibler ses attaques. Forte de ses dossiers, aussi épais que bien ficelés, l'APDA-CGT gravit une à une les marches vers un « procès pénal de l'amiante, espère le président, nous ne pouvons pas attendre la tenue d'un grand procès de l'amiante, dans, 4, 5 ou 10 ans. Ce qui m'importe, c'est la tenue d'un procès pour les dockers empoisonnés sur le port de Dunkerque. » Avec trois mises en examen, l'APDA n'en finit plus de franchir les obstacles.
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